Je suis céramiste plasticienne, d’origine lituanienne. 

Mon pays, c’est une enfance insouciante remplie de contes de fées, de personnages et d’animaux mythiques. C'est aussi des étés aux senteurs de champs fleuris et de saveurs de fruits rouges, mais également des hivers blancs et profonds évoquant les sentiments des intérieurs chauds où l’on retourne se pelotonner, bleuis après un après-midi passé aux jeux de neige. 

Les bricolages,  les dessins et les modelages ont toujours été une activité favorite par beau ou mauvais temps. Cela m’a donné une orientation professionnelle.

Des études universitaires artistiques en Lituanie et en France m’ont ensuite ouvertes les portes de la création dans laquelle je m’installe. Je suis chez moi.

Le travail en volume m’a toujours intéressé. Initialement, j’utilisais surtout le papier mâché, le grillage et le plâtre. Après mon master en Arts Plastiques, j’ai décidé d’approfondir l’art de la terre. Outre la possibilité de concevoir des volumes, ce matériau comporte la charge de l’ancestral. Cela me fascine. De multiples stages auprès de céramistes et des CAP de tournage et de décoration m’ont permis d'appréhender cette magnifique matière. J’aime le mélange des techniques. 

Le fil conducteur de mon travail aux multiples inspirations se trouve dans l’émotion des contes de fées. Quelque chose d’intuitif, d’impalpable mais de pérenne, autour de quoi nous avons envie de construire. Se construire. Ce verbe se conjugue tout naturellement et sans discontinu dans mon travail. Cela permet d’effleurer l’espace intérieur. 

Ainsi mes « Tours Silencieuses » donnent à penser à une architecture longiligne fermée, celle qui englobe, cache et protège. Les matières et les textures témoignent de la richesse du contenu. Les graphismes redonnent de la légèreté aux matériaux.

« Les Palmiers » s’érigent, tels des témoins d’un voyage joyeux. Un concentré en couleurs et matières.

 

« Les Capsules » préservent un trésor. « Les Stations cosmiques » nous transportent très loin.  Tous ces objets artistiques racontent un univers onirique, non sans humour. Une invitation à un voyage joyeux, un retour vers ce « familier et étrange », à travers l’objet sensible.